Yannic Seddiki

Le jour où Yannic tombe, littéralement, sur «Colors», d’Avishai Cohen, ce musicien classique, médaille d’or de piano, reçoit un véritable choc culturel et esthétique dont l’origine se trouve sûrement quelque part le long de ses racines méditerranéennes. Le visage de ce jeune homme discret éclate lorsqu’il se mesure à son piano.

Il faut le voir, comme possédé, dans ce corps à corps avec son instrument. Il faut l’entendre casser les rythmes et les styles dans un voyage vers des terres arabo-andalouses.

Accompagné de musiciens rencontrés dans les conservatoires du Nord, il forme un trio plein de vitalité. Yoann Bellefont lui apporte sa verve gourmande et Dimitri Delporte son expérience de batteur.

Avec Yannic Seddiki, il faut aimer les escales de dernière minute et les débarquements improvisés. Parfois les terres sont arides et désertes, parfois tribales et dansantes. Qu’il voyage dans l’hémisphère Dhafer Youssef ou sous les latitudes d’Avishai Cohen, Yannic Seddiki aborde toujours le jazz et la musique comme un jeu d’enfant : libre, collectif et sacré à la fois.

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *